Le problème du surnom

Ce mercredi, nous sommes allés faire l’échographie des 12 SA. Le Graal, celui qui te permet de te dire que tu as passé le délai fatidique, que tu peux commencer à souffler et à parler de ce secret que tu gardes depuis deux mois bien caché.

Nous avions rendez-vous à 14 heures à l’hôpital dans lequel je me suis inscrite pour ce petit bébé, le même que pour la Merveille. Le mail de convocation disait de se présenter 30 minutes avant pour l’enregistrement. J’ai bêtement respecté ce délai, alors que JE SAIS, pour avoir été suivie pour ma grossesse pour la Merveille là-bas, que ça ne sert à rien, qu’ils sont toujours en retard de toute façon. A 13h40, nous étions déjà dans la salle d’attente. Puis vient 14h. A 14h10, l’échographe vient chercher le couple devant nous, dont la femme a un très très gros ventre. Bon. Jusqu’ici, je ne stressais pas trop, mais là, je commence sérieusement à cogiter. Je parle nerveusement à mon mari de tout et de rien, de recettes que j’ai glanées sur Internet pour satisfaire mon obsession de cette grossesse : LES PÂTES. Mais je n’en mène pas large. Vraiment pas.

On vient enfin nous chercher vers 14h30. L’échographe me dit « ah mais nous nous sommes vues récemment » (c’était elle qui avait fait les échos T2 et T3 pour la Merveille). Je vois qu’elle hausse un peu le sourcil en calculant que cet enfant sera assez rapproché, mais elle ne fait pas de commentaire (En même temps nous sommes bien d’accords, je me contrefiche de son avis!). Elle me fait un blabla un peu sommaire sur le tri-test (alors oui, nous avons eu un enfant il n’y a pas si longtemps, mais j’aurais bien aimé qu’elle soit plus précise, même si je sais à peu près ce qu’il y a à savoir sur le sujet (surtout que la fameuse prise de sang DPNI est désormais remboursée quand ils estiment qu’il existe un risque intermédiaire)).

Et puis nous passons sur la table d’examen. Là, vraiment, je n’en mène pas large du tout. Quand elle pose la sonde sur mon ventre, j’ai deux secondes de panique : « Mais on ne voit…RIEN ». Puis il apparaît. En position verticale, le petit coquin. On entend son petit cœur qui bat. Je respire. L’échographe commence son examen… Chaque pause est une torture (mais pourquoi se tait-elle? Il y a un problème???). Comme sa grande sœur, ce petit bébé n’est pas un grand coopératif. (Et le plaisir de finir l’échographie en endovaginal…). Mais tout va bien. La clarté nucale est fine, le reste est comme il devrait être. Le soulagement est immense…

De retour devant son bureau, elle calcule la date de conception : 31 octobre, soit 5 jours avant la première estimation. Je fronce les sourcils : hum, Docteur, euh…non… (Déjà, de où j’ai des cycles où j’ovule à J12? Surtout, techniquement, ce n’est pas possible. Et puis pour des raisons administrativo-administratives sur le calcul du congé maternité, ça ne m’arrange pas du tout : je préfère gratter quelques jours en plus une fois le bébé né plutôt qu’avant.) Mais elle n’en démord pas, et remplit la déclaration de grossesse en ce sens. Grrr. Je ne sais pas pourquoi, mais ça me contrarie beaucoup. (Ma mission du jour est donc de convaincre ma gynéco de ville de me faire une autre déclaration de grossesse et de me noter une date de conception un peu plus « sympa ». Niark niark).

Avec tout ça, je ne vous ai pas expliqué le problème du surnom : nous avons appelé la Merveille « Couscous » jusqu’à l’écho T2 où nous avons connu le sexe. Parce qu’au tout début, quand mon mari se penchait sur mon ventre pour lui dire de s’accrocher, je lui avais fait la remarque « tu sais, ce bébé a la taille d’un grain de couscous pour le moment ». Le surnom était resté, et nous on trouvait ça super mignon.

Avec cette deuxième grossesse, nous avons appris que j’étais enceinte dans des circonstances quelque peu rocambolesques (rappelons que j’étais allée chez mon médecin pour une gastro, et que j’étais ressortie avec une prise de sang BCHG). On s’est dits qu’il fallait lui trouver un surnom, à ce petit être encore plus minuscule que notre Couscous (j’ai appris ma grossesse très tôt du coup, avant même un retard de règles). J’avais dit en rigolant à mon mari « Microbe ». Au vu des circonstances, c’était assez approprié, on trouvait ça drôle.

Et puis fin novembre, nous avons eu une grosse frayeur : on pensait que j’avais attrapé le CMV. Le surnom ne nous paraissait plus drôle du tout. S’en sont suivis 15 jours affreux de stress.  Finalement tout va bien, mais disons que le surnom reste toujours un peu inapproprié depuis. Mais nous n’en avons pas trouvé d’autre. Un truc mignon et rigolo, pas trop gnangnan… Mon mari m’a suggéré « Pil-Pil » (rapport au Couscous), mais je trouve ça quand même moins bien.

Mais bon, on a pas de surnom, mais un petit bébé miracle au creux de mon ventre. C’est déjà pas mal.

 

 

5 réflexions sur “Le problème du surnom

  1. Félicitations!!!!!!! Tu peux souffler. Ravie que tout aille.
    Du coup la DPNI est systématiquement remboursée? Je stresse de fou aussi pour le CMV! Surtout que les autres enfants avec ma puce sont souvent malades et que moi je me sens vraiment faible depuis dix jours! Hâte de voir un médecin et de faire le bilan en espérant l’avoir choppé avant la grossesse pour être tranquille. Des bisous

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    • Merci beaucoup! 🙂
      Tout va bien pour toi aussi?
      Pour la DPNI, l’échographe (qui m’a quand même donné certains détails…après que j’ai posé des questions!) m’a dit que c’est remboursé quand le risque est compris entre 250 et 1000 (au-delà ils estiment qu’il n’y a pas besoin de le faire).
      Quant au CMV, mon père est médecin, il m’a dit de ne pas psychoter (bon j’avais des raisons avec mes résultats sanguins), c’est pas si facile à attraper. Il faut bien te laver les mains après avoir changé les couches ou mouché ton enfant, ne pas faire de bisous sur les larmes, et ne pas finir ses plats. (Et même chose pour ton mari, cette merde est sexuellement transmissible). Bref, faire attention mais sans psychose. (Je ne me suis jamais autant lavée les mains de ma vie). J’espère sincèrement que tout ira bien pour toi, mais il n’y a pas de raison (c’est l’hiver quand même, saison propice à tomber malade, sans que ce soit le CMV! )

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      • Bah écoute j’ai eu des pertes marrons du coup j’ai fait une échographie de datation bis 😂 Tout va bien! Ouf! Mais dans le cadre de ma prise de sang hebdo suite au TEC (pour adapter le traitement) j’ai constaté que j’avais un taux de bhcg hors norme du coup je flippe! On ne se refait pas 😂

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      • A la base à partir du moment où l’écho est faite le labo doit vérifier oestradiol et progestérone seulement mais ils ont rajouté les HCG alors que je leur avait expliqué. Bonjour l’angoisse depuis! 254000 à 8SA.

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      • Je suis comme toi, je flippe dès que quelque chose ne me parait pas dans la norme! Tu vois un médecin bientôt qui pourrait t’éclairer sur ce taux ? J’espère que tu trouveras des réponses rapidement.

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