Avec le recul…

Je relis mon tout premier article d’un œil attendri. Et compatissant aussi.

J’avais décidé de me jeter à l’eau, de commencer l’écriture d’un blog pour pouvoir partager ces émotions qui me paraissaient trop lourdes à supporter seule. L’attente d’un enfant, la douleur que cela engendre…

J’ai envie de prendre cette jeune femme dans les bras, et de lui dire que tout va bien se passer. Car oui, tout allait bien se passer. Deux jours, oui seulement deux jours après l’écriture de ce premier article, le miracle s’est installé alors qu’on y croyait plus. Au bout d’un an, presque jour pour jour, après l’arrêt de la pilule, j’étais enfin enceinte. Je mesure à quel point j’ai eu de la chance. Un an d’attente, pour beaucoup, ce n’est rien. Je m’apprêtais à me lancer dans un parcours PMA que j’anticipais déjà long, difficile et douloureux… Et finalement, la vie m’a fait un joli cadeau, m’a préservée de beaucoup d’épreuves… Car je suis tombée enceinte le cycle juste avant de passer aux injections pour stimuler mon ovulation paresseuse. D’ailleurs, j’étais censée même commencer le cycle d’avant, mais la secrétaire de mon super-gynécologue-qui-coûte-une-blinde s’était embrouillée dans les dates, ce qui avait tout fait décaler. Je me rappelle de mon appel, « Ben voilà, je vous appelle pour vous dire que c’est le premier jour de mon cycle ». De sa réponse « Ah mais il faut commencer entre J5 et J10, et ce sont les vacances de Super-Gynécologue-qui-coûte-une-blinde. ». Gloups. Elle m’avait dit, avant de raccrocher « Oui ce sera pour le cycle prochain. Sauf miracle, bien-entendu ». J’avais eu envie de l’étrangler. Puis je m’étais effondrée en pleurs.

Je ne croyais plus aux miracles… Et pourtant…